Accueil Date de création : 29/12/08 Dernière mise à jour : 30/11/11 02:01 / 3 articles publiés

Bienvenueeeeeee  (Blabla des auteurs) posté le mercredi 31 décembre 2008 13:51

 

Chers lecteurs assoiffés de sang yaoi,

bienvenue à tous sur ce blog co-écrit par deux perverses filles tout à fait normales. Nous avons l'immense PLAISIR  joie de vous présenter une fic niaise yaoi. Attention, yaoi veut dire relation homosexuelle entre hommes. Ca veut dire que les persos vont jouer au lapin ou aux petits chevaux. Donc, si vous préférez le jeu de l'oie, nous vous prions de bien vouloir regarder en haut à droite de votre écran, vous distinguerez une pitite croix, cliquez dessus avec le bouton GAUCHE de la souris. Y a encore du monde ? Parfait. On va pas vous assommer ou vous faire déguerpir en vous étalant notre folie, donc on vous souhaite beaucoup de plaisir, une bonne lecture !

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Fruits, légumes et démêlés-01  (Fruits, légumes et dêmélés) posté le dimanche 15 mars 2009 14:37

 

Marsanne. C’est un petit village niché dans les collines de la Drôme provençale comme il en existe tant d’autres. Ses routes sont bordées de platanes – sur lesquels un nombre incalculable d’automobilistes ont dû se planter, mais bon, passons – et toute la vie se retrouve sur la place de la mairie. Une place circulaire entourée du minuscule bureau de poste, aux fenêtres d'un bleu délavé, de la boulangerie, du bureau de tabac et de l’épicerie. Un restaurant a depuis peu ouvert ses portes au coin de la montée de l’école, mais les vieux n’y vont pas, c’est trop moderne et puis c’est des Anglais qui le tiennent. Parlons de ces vieux, justement. Ils sont la plupart du temps sur des bancs, sous l’ombre des platanes et des marronniers, mais on peut les retrouver assis au petit bistrot de l’arrêt de bus, celui qui fait la liaison vers la ville à sept heures et dix-neuf heures.

Les rues sont étroites, tortueuses, creusées d’une rigole au milieu des pavés et les maisons, toutes collées les unes aux autres, semblent pencher. Des chats rôdent un peu partout sur les fenêtres, devant les portes, derrière les pots de fleurs.

A côté de l’école, un chemin s’enfonce dans les bois. Il conduit à une chapelle aux proportions ridicules, construite sur l’emplacement d’une source dite miraculeuse. Les enfants y vont souvent avec leurs instituteurs, mais c’est plus pour se remplir le ventre de figues que pour apprendre l’histoire de la source.

Au-dessus de l’école on observe un immense champ et, à l’extrémité de ce champ, se trouve la maison du curé. Elle n’est pas grande, rectangulaire, en pierres apparentes irrégulières, des volets verts et une vingtaine d’arbres autour, dont un tilleul et une douzaine de cerisiers.

La partie ancienne se trouve sur une colline et est renommée pour ses poteries et sa vieille église d’où l'on surplombe toute la vallée.

Parlons-en de ce village médiéval. Il est fortifié et, depuis une dizaine d'années, les Anglais et les citadins se pressent d’acheter une ruine et de la remettre en état. Les maisons sont tarabiscotées et partout on retrouve les senteurs du sud : romarin, thym, lavande…

C’est un village pittoresque, calme et paisible.


C'en était un du moins, jusqu'à ce qu'un atroce cri de souffrance résonne dans la vallée.

À l'écart du village, il existe une ancienne ferme, composée de deux grands bâtiments se faisant face, séparés par une cour. Celle-ci est entièrement pierreuse, mais quelques herbes s'adaptant au terrain parsèment le sol de touches vertes. À quelques mètres sur la droite du lieu, se trouve un magnifique cerisier. Fleuri, on est en Avril. La cour est donc encadrée par deux granges. L'une est très longue, sur deux étages. L'autre est plus petite, mais de proportions tout à fait respectables. Un bout de la toiture est tombé à l'angle gauche. Le tout n'est formé que d'une seule pièce.

C'était là que Simon Daumiers venait de s'exploser un doigt à coups de marteau. L'index gauche, plus précisément. Plié de douleur, tantôt il serrait la base de son doigt de son autre main, tantôt il le secouait frénétiquement, continuant à donner de la voix :

-Bordel ça fait maaaaaaaaaaaaal ! Ah, ça tue ! Caro !!!

Le jeune homme tapait du pied. On eût dit qu'il allait se rouler par terre, tel un gamin capricieux. Une jeune femme blonde passa la porte en levant les yeux au ciel.

-Qu'est-ce que t'as foutu encore ?, lança-t-elle, blasée.

Puis, jetant un coup d'œil un peu plus loin dans la pièce, elle s'écria :

-Le marteau ! Putain mais qu'est-ce que t'as fait au marteau, pourquoi tu l'as jeté ? Il va être abîmé maintenant !

Le jeune homme croisa les bras sur sa poitrine et s'appuya contre un mur, attendant que sa petite amie ait fini de se lamenter sur le sort d'un pauvre outil qu'il avait jeté à terre sous le coup de la colère, et qui à priori ne risquait absolument rien. Et comme elle ne semblait pas disposée à s'intéresser à lui, il se racla la gorge :

-Caro ?

Elle releva les yeux vers lui.

-Je souffre. J'ai mal, je me suis éclaté le doigt, et toi tout ce que tu trouves à dire c'est « le marteau » ?

La dénommée Caro soupira et, ironique, se mit à réciter :

-Oh la la mon pauvre chéri comme tu as l'air mal en point il faut immédiatement appeler les urgences. Fais voir ton doigt, ajouta-telle plus sérieusement.

L'onglé était fendu, du sang coulait de la plaie occasionnée, et le tout n'était pas vraiment joli à voir.

-Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Il faudrait mettre de la glace et un pansement, mais je crois bien qu'on en a plus. Si tu as vraiment trop mal tu peux aller en acheter.

Simon hocha la tête, puis se dirigea vers la sortie du bâtiment, contenant le sang avec un mouchoir. La voix légèrement inquiète de Caroline résonna derrière lui :

-Ça va aller ?

Il se retourna pour lui adresser un sourire rassurant, qui lui fut rendu presque aussitôt.

Il quitta la grange et prit le chemin de la petite remise aménagée derrière la première. Il lui fallut faire tout le tour de la cour, et le bruit des cailloux remués par ses baskets agaça les nerfs de sa main. Arrivé devant la petite pièce, il tira la vieille porte vitrée qu'ils avaient installé pour fermer et rentra. Malgré la pénombre, il parvint à dénicher son vélo dans le foutoir d'outils, de planches, de râteaux ou de pelles qui régnait là. Il le sortit avec difficulté, puis l'enfourcha avant même d'avoir quitté sa propriété, qu'il avait acquérie il y a de cela six mois.

Auparavant, il avait vécu durant toutes ses études dans une chambre de bonne du dixième arrondissement de Paris. Lui et Caroline s'étaient rencontrés dans le milieu du livre, qu'ils affectaient tous les deux. Leur amour s'était peu à peu mué en une relation solide qui durait depuis maintenant plus de deux ans. Sept mois après leur rencontre, Simon avait emménagé chez celle que tout le monde avait l'habitude de surnommer « Caro ».

Un an plus tard, Simon n'en pouvait plus de la ville. Travailler dans une maison d'édition le rendait nerveux à cause des délais, il avait besoin d'air. Et Caro n'était pas contre un déménagement à la campagne. Les patrons de Simon non plus. Caro avait donné sa démission dans sa boîte à elle, et avait reçu une coquette prime de départ.

Ils n'avaient pas cherché longtemps : Marsanne avait été leur coup de foudre. C'était un petit village calme près de Montélimar ; Simon adorait le Sud, Caro le nougat.

Cette ancienne ferme qu'ils avaient achetée sans vraiment y réfléchir était en piteux état mais, qu'à cela ne tienne, ils avaient décidé de vivre ici. La population du village, décidément fort sympathique, leur avait proposé un coup de main.

C'est donc aidés par quelques hommes et femmes dans la force de l'âge qu'ils retapaient ces deux granges.

La première était terminée et ils avaient pu y emménager récemment. La deuxième était destinée à finir en chambres d'amis.

Simon descendait le chemin qui reliait leur domaine au reste du village. Le paysage était sec, sans trop l'être pourtant. Les effluves dégagées par toutes les plantes et fleurs venaient se mêler pour en former une supérieure, entêtante, étouffante, autant que la chaleur qui s'installait avec le soleil.

Le vélo descendait tout seul, en roue libre. Simon se tenait dessus immobile, les yeux mi-clos, profitant de l'air filant autour de lui, le rafraichissant légèrement.

Il se retrouva rapidement à la porte marquant l'entrée du village, pédala un peu, passa quelques ruelles puis déboucha soudainement sur la place centrale.

Il arrêta son bolide sous les marronniers, l'appuya négligemment contre le tronc de l'un des arbres et sans même daigner l'attacher, se dirigea d'un pas assuré vers l'épicerie.

La façade et l'enseigne étaient d'origine, bien que la boutique fût passée entre les mains de nombreuses générations.

Simon jeta en passant un regard sur l'étalage de fruits et de légumes qui, en toute saison, étaient magnifiques -tout autant que leur prix. Il poussa la porte entraînant avec elle le fameux carillon.

La caisse se situait directement à droite après l'entrée, c'est là que se tenait toujours, droit comme un I malgré sa bedaine, le dénommé Germain, grand manitou de la supérette. Ce dernier adressa au nouveau venu un salut chaleureux.

-Alors, Simon, quel bon vent t'amène ?!

Simon lui renvoya son sourire et, tout en lui montrant sa main, lui répondit :

-Est-ce qu'il te reste des pansements par hasard ?

-Bah ça alors, comment tu t'es fait ça ?, s'égosilla l'homme.

-Un coup de marteau mal placé.

Germain se gratta le menton d'un air pensif puis se dégagea du buffet qui lui servait de caisse pour s'enfoncer dans l'arrière boutique.

-Il doit me rester quelques boîtes, je crois.

-Oh et tu aurais des glaçons aussi ?, lui cria Simon.

-Je te mets ça !

Simon s'appuya sur un des rayons et remarqua juste alors qu'un jeune homme était assis derrière la caisse, dans un coin, l'air de s'emmerder profondément. Il devait avoir 17 ou 18 ans. Simon ne l'avait jamais vu ici. Il sourit devant son air « blasé de la vie », avant de lui demander :

-T'es du coin ?


Voilà, ce premier chapitre est enfin posté ^^. C'est Merlingot qui parle xD. On a mis un peu de temps à vous pondre cette entrée en matière, et encore tout n'est peut-être pas définitif, Ac1d doit vérifier que ma partie lui plait =P. Voilà, en espérant que cela vous donne envie d'avoir la suite,

Merlingotte <3

Héhé, premier chapitre revu et corrigé par Ac1d, votre serviteur qui vous parle... ^^ On attend vos conseils et critiques avec impatience !

xoxo

Ac1d

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Fruits, légumes et démêlés-02  (Fruits, légumes et dêmélés) posté le mercredi 03 juin 2009 14:06

-T'es du coin ?

Le jeune homme se redressa brusquement, ses yeux grands ouverts mais une légère brume cachant ses iris, comme si Simon venait de le réveiller. Une sorte de méli-mélo de mots franchit ses lèvres, tandis qu'il arquait ses sourcils dans un mouvement d'interrogation. Simon sourit et se rapprocha un peu de la caisse.

-Je voulais juste savoir si tu es du coin, parce que je ne t'ai jamais vu ici.

-Ah ! Euh... non, je suis de Paris.

Simon se hissa d'un coup sur le vieux buffet. Assis confortablement et de manière à faire face au jeune homme, il reprit :

-Et tu viens faire quoi dans la Drôme si tu es de Paris ?

-J'ai un oncle qui habite dans le village et comme j'ai une semaine de libre avant les vacances je suis venu le voir. Et puis il connaissait Germain alors j'en profite pour me faire de l'argent.

Simon hocha la tête sans se départit de son chaleureux sourire, quand il constata avec stupeur qu'il ignorait l'essentiel.

-Comment tu t'appelles ?, lança-t-il avant de se juger ridicule de par son manque d'originalité.

-Clément, et vous ?

-Tu vas me faire le plaisir de virer le « vous » de ta phrase, rétorqua Simon en riant.

-... et toi ?, répondit timidement Clément en rougissant.

-Simon, et figure-toi que moi aussi je viens de Paris.

Clément releva son visage vers celui de Simon, une lueur de plus dans l'œil.

-J'ai emménagé ici il y a six mois dans la vieille grange à l'écart du village, je l'ai retapée.

Content d'avoir trouvé quelqu'un à qui parler, Clément entraîna Simon, qui ne put résister à l'enthousiasme contagieux du jeune homme, dans une discussion enflammée sur leur ville d'origine à tous les deux. Ils oscillèrent un moment entre fanatisme et dégoût, durant ce temps, Simon put mieux imprimer, graver dans son esprit les traits de Clément. Il avait les cheveux blonds, un peu plus longs que les siens. Illuminant sa figure, ses yeux étaient d'un bleu clair ravissant. Ses pommettes légèrement relevées ajoutaient quelque chose d'intéressé à son visage, rehaussaient son regard intelligent et curieux. Ses lèvres fines s'étaient étirées en un sourire malicieux durant leur échange.

Germain à son retour les trouva à rire ensemble, sans vraiment savoir de quoi.

-Ça rigole bien, à ce que je vois !

Le deux jeunes hommes se sourirent, et Simon se releva. Germain posa devant Clément l'objet de sa quête, puis une minuscule calculatrice rouge et jaune, sans doute l'une des premières que l'homo sapiens ait inventée. C'était à se demander comment elle fonctionnait encore. Simon, ayant placé dans la main de Clément la somme demandée, les salua tous les deux et quitta l'épicerie, faisant tinter une fois de plus le carillon.

La chaleur revint aussitôt qu'il eut fait quelques pas à l'extérieur. Il avança jusqu'au milieu de la place et s'assit avec un soupir sur l'un des bancs dessinant un cercle autour des arbres. Il savoura l'ombre de ces derniers et la fraicheur occasionnée. Il plaça la glace à côté de lui et ouvrit le paquet de pansements. Il défit l'un des plus fins et le plaça sur son ongle cassé avec une grimace. Une vague de douleur lui remonta jusque dans l'épaule quand il appuya. Il traina les pieds jusqu'à récupérer son vélo, un rictus de souffrance accroché à sa bouche. Il plaça ses achats sur le porte bagage et se remit en route.

Il pédalait le plus vite possible pour que la chaleur n'endommage pas les glaçons qu'il transportait mais l'air chaud le gênait et il sentait la sueur couler dans son dos -sensation très désagréable.

Dans la montée pleine de cailloux et de fines ronces, il commença vraiment à peiner. Alors qu'il éprouvait de plus en plus de difficultés, Simon fut frappé par la vision d'un gigantesque arbre entièrement fleuri, tache de feu dans la colline qui lui avait échappé à l'aller. Fasciné, il s'arrêta et sans lâcher le végétal des yeux, il déposa son vélo sur le bord du chemin. À pas de velours, veillant à ne blesser aucune plante ni herbe de cette végétation qu'il affectionnait tant, il s'avança lentement, doucement, vers ce monument. Autour de ce dernier la terre était plus sèche, comme si sa magnificence avait écrasé, anéanti, annihilé tout le reste. Rien ne poussait à moins de deux mètres. Simon s'en approcha, effleura l'écorce de ses mains, et leva les yeux vers les branches couvertes de fleurs. Sa parure chatoyante l'attirait comme un aimant. Sans même s'en rendre compte, il se mit à grimper et l'agilité de son enfance lui revint comme une évidence. Il atteignit vite les branches les plus hautes. Il se risqua à jeter un coup d'œil aux alentours, puis leva un bras vers la cîme. Coinçant une fine branche fleurie entre le pouce et l'index, il la brisa d'un coup sec puis la saisit entre ses dents pour redescendre. Il fut au sol en quelques secondes, et son poids quittant les branches provoqua une pluie de pétales carmin. Il la regarda un instant jusqu'à ce qu'elle disparaisse puis fit demi-tour et marcha sur la pointe de ses chaussures jusqu'au chemin, prenant bien soin de poser ses pieds entre chaque pousse de thym ou de lavande. Il releva son vélo et défit l'un des tendeurs qui étaient toujours enroulés autour du cadre, au cas-où. Avec d'infinies précautions il accrocha la branche sur son porte-bagage, puis enfourcha son pauvre vélo. Il souffrit pour atteindre sa propriété, la chaleur était étouffante et il craignait un peu pour la glace qu'il trimballait depuis un bout de temps. Il arrêta de pédaler quand il arriva dans la cour et laissa ses pieds traîner au sol pour se freiner. Il se laissa aller ainsi jusqu'à la remise. Il eut du mal à enlever de son porte-bagage tout ce qu'il avait ramené sans faire tomber son vélo, mais à force de menaces et de persévérance, il y parvint. Il déposa la glace dans le frigo, « rangea » le paquet de pansements dans le placard de la salle de bain et, cachant sa branche dans son dos, il prit le chemin de la grange en cours d'aménagement.

Caro était occupée à poncer les murs : ses cheveux étaient cachés par un bandana, elle portait des lunettes de protection et un masque qu'elle avait d'ailleurs descendu sur son cou. Simon comprenait cela pour avoir déjà expérimenté ces horreurs : on respire mal, on transpire et ça colle, autant prendre du plâtre dans la figure.

Il s'avança sans faire de bruit et saisit par la taille sa petite amie, qui poussa un cri de surprise. Il la souleva d'un bras et l'embrassa dans le cou, tandis qu'elle se débattait pour lui échapper. Quand enfin il consentit à la relâcher, ce fut pour aussitôt lui placer sa branche d'arbre sous le nez. Elle soupira puis sourit.

-Va me ranger ça pendant que moi je travaille.

Il l'embrassa une dernière fois puis partit en courant, il traversa la cour et s'arrêta dans leur salon.

Les murs étaient sobrement peints en beige clair, et étaient parfois occupés par de vieux meubles qu'ils avaient soit chinés, soit reçus. Il sortit un vase du buffet, le remplit d'eau et plongea la branche dedans. Tout content, il alla poser le tout sur la table, admira son oeuvre puis éclata de rire.

-Et dire que je suis fier de ma connerie...

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